Alors que le pays manque de tout, qu’il est au fond du gouffre, le régime gabonais continue d’accroître les dépenses de défense et de sécurité au détriment des services sociaux de base et ce même en pleine situation d’austérité..

Depuis 2015, les budgets alloués à la défense et à la sécurité n’ont cessé d’augmenter. En 2016, le budget de la défense était le double de celui de l’Éducation Nationale. Mais pendant tout son septennat, entre 2009 et 2016, aucun établissement scolaire n’a été construit.

En 2018, alors qu’il est question de réduire les dépenses publiques, le gouvernement a adopté le projet de Projet de Loi des Finances Rectificatif en même temps qu’une série de mesures d’austérité, lors du Conseil des Ministres du 21 juin 2018. Quand les budgets des autres administrations ont été revus à la baisse, ceux de la défense et de la sécurité, du sport, de la présidence de la république et de la cour constitutionnelle ont été augmentés, mettant en exergue les centres d’intérêt de ce pouvoir.

Ainsi, le budget pour le pilotage et le soutien à la politique d’administration et du territoire et de sécurité, a été augmenté de 405%, de 2 à 12 milliards environs de FCFA (17 milliards d’euros); la même rubrique, au titre des dépenses de biens et services a été augmentée de 3176% passant de 300 millions à 10 milliards de FCFA (15 millions d’euros). Le budget pour l’équipement des forces de défense au titre des dépenses d’investissement a augmenté de 173%, de 5 à 13 milliards de FCFA. Au passage, les dépenses d’investissement de la Présidence de la république se sont accrues de 300%, de 1 à 3 milliards de FCFA (mais il est question de réduire le train de vie de l’État).

Dans le même temps, les populations manquent de tout. Les écoles sont plus que surchargées. Dans une vidéo où il s’adresse aux membres de son gouvernement, en février 2018, Bongo ondimba ali (boa) lui-même, reconnaît que les écoles gabonaises sont des porcheries, qu’elles ne possèdent pas de toilettes et que les enfants sont obligés de faire leurs besoins dans l’herbe comme des animaux. En dépit des grèves des enseignants, rien n’y a fait. Pire, de nombreux enseignants se retrouvent même sans salaire, à l’instar d’autres fonctionnaires et d’autres employés du secteur paraétatique, pour ne prendre que cet exemple. Et, alors que la rentrée scolaire approche au Gabon, aucun collège, ni lycée n’a été réhabilité. Ci dessous, une école primaire de Libreville.

Pourquoi mettre autant d’argent dans les forces de défense et de sécurité quand on sait que le Gabon n’est pas en guerre ? En fait, la réponse à cette question est que bongo ondimba ali (boa) qui est à la tête du pays se sait illégitime. Il sait qu’il s’est imposé au pouvoir par la force et c’est par elle qu’il compte s’y maintenir.

Et tandis que l’arrêté n°0390 PM/MFPMSPRE du 20 août 2018 portant gel des recrutements examens et concours titularisations, avancements et reclassements après stage dans la Fonction Publique a été signé par le premier ministre, illégitime, emmanuel issozet gondet et publié dans le Journal Officiel n°409 bis du 22 août 2018, un concours de recrutement de 10 officiers a été organisé par le ministère de la défense du 03 au 07 septembre 2018.

Rappelons que le pays compte 21.849 agents des forces de sécurité et de défense pour une population de 1,8 million d’habitants contre 12.301 agents de santé publique. A titre de comparaison, le Sénégal compte 19.000 agents des forces de défense et de sécurité pour une population de 15.410.000 habitants.

Par ailleurs, bongo ondimba ali (boa) et les siens montrent toujours à l’armée qu’elle bénéficie d’un traitement de faveur par rapport au reste des agents de la Fonction Publique. C’est ainsi que ces derniers ont été exemptés de la mise de leur salaire sur bons de caisse. Par cet acte, le pouvoir a montré que cette mesure était fâcheuse et qu’ils pouvaient aisément fâcher tous les fonctionnaires sauf les militaires. L’objectif insidieux derrière étant de mettre la population et l’armée dos à dos de sorte que, la population devienne hostile à l’armée et que cette dernière se sentant privilégiée et rejetée par le peuple n’ait aucun scrupule à commettre des exactions contre lui. Et voilà comment une dictature sème et entretient la zizanie au sein de la population.

Pour pousser le cynisme et bien confirmer son attachement à l’armée et à elle seule, lors du dernier sommet Sino-Africain qui s’est tenu les 3 et 4 septembre dernier, l’unique aide que bongo ondimba ali (ali) a ramené c’est un engagement du gouvernement chinois à verser 16 milliards de FCFA (plus de 10 millions d’euros) pour des équipements militaires.

Comme en 2016 avant l’élection présidentielle, le régime de bongo ondimna ali (boa) avait pris soin de se ravitailler en arme et avait recruter des agents cagoulés, le même procédé se répète à l’approche des élections législatives. Le régime est toujours prêt à réprimer de la manière la plus violente et sanglante les contestations qui pourraient survenir après la proclamation des résultats de ce scrutin.

Si le pays ne semble pas en guerre, en réalité, bongo ondimba ali (boa) est en guerre contre le peuple gabonais. Est-ce vraiment une guerre puisque lui seul est armée ? Il convient de dire qu’il est déterminé à s’imposer par la force. Il est déterminé à en découdre avec tous ceux qui rejettent son coup d’état militaro-électoral. A défaut d’être reconnu comme président, il tient à s’imposer comme l’homme fort qui tient le pays d’une main de fer.

Il n’y a qu’à l’entendre parler des prisonniers politiques. Il persiste et signe, il n’y en a pas. Donc, comme pour Bertrand Zibi Abeghe, ils fabriquent de fausses preuves pour des procès bidons, alors que tout le monde sait qu’il est en prison pour avoir fait l’affront de démissionner du parti au pouvoir et de son poste de député en plein meeting de bongo ondimba ali (boa) dans sa circonscription électorale, le 23 juin 2016. Il avait par ailleurs donné comme raison de sa démission, outre le manque de réalisations, les massacres des populations qui se planifiaient à l’occasion de l’élection présidentielle du 27 août 2016. Et que dire d’Hervé Mombo, incarcéré pour atteinte au chef de l’état ? Et lorsqu’on lui parle de les gracier, il répond qu’ils n’ont pas été jugés et que de toute façon, personne ne sera gracier. Et dans le fond personne n’a besoin de grâce dans la mesure où ils sont injustement emprisonnés. Ils doivent simplement être remis en liberté.

Bongo ondimba ali (boa) est illégitime à la tête du Gabon. Il a volé les élections, massacré les populations et surtout il est un piètre président de la République. Qu’il tue tous les gabonais s’il le veut cela ne changera rien à ce statut. Mais, peu importe la durée de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Le nôtre n’est plus loin. Nous aurons le dessus sur cette dictature.

#OnnelâcheRIEN

Références

https://www.mays-mouissi.com/2018/06/25/gabon-ces-arbitrages-budgetaires-etonnant-en-periode-de-crise/

https://www.gabonmediatime.com/recrutement-a-defense-nationale-un-pied-de-nez-aux-mesures-dausterite/

https://www.gabonmediatime.com/rentree-scolaire-2018-2019-de-rehabilitation-lycees-colleges-vue/

https://afrique.latribune.fr/finances/investissement/2018-09-04/la-chine-sort-le-chequier-pour-l-armee-gabonaise-789167.html

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Un commentaire

  1. En effet, comment expliquer que dans une situation de quasi faillite que se soit la défense quinvoit son budget augmenté ?

    L’armée est la seule sauvegarde de ce régime de criminels et imposteurs.

    Ils pourront tout faire même donner in milliard de salaire à tous les soldats, ve régime finira par tomber et de belle manière !

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