Notre pays traverse la phase la plus obscure de son histoire politique. A aucun moment de son existence, le Gabon n’a évolué aussi longtemps dans une situation d’incertitude. Il est évident que la situation politique de 1967 n’est pas comparable à celle vécue par le peuple gabonais en cette fin d’année 2018. Pourtant, la Constitution affirme que le peuple est le premier détenteur de la souveraineté. Autrement dit, il est le véritable détenteur du pouvoir politique. C’est le peuple qui choisit ses gouvernants, même si son vote a régulièrement été détourné ou confisqué. Seulement, depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime Ali Bongo, les responsables de certaines institutions de la République lui serve un spectacle insolite. Censé être le souverain et donc le véritable détenteur du pouvoir, le peuple gabonais est sommé de ne point s’interroger sur l’état de santé du président de la République. Dans quel autre pays, des institutions peuvent-elles se comporter ainsi ?

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