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Notre pays, le GABON, traverse actuellement l’une des périodes les plus sombre de son histoire si ce n’est la plus sombre, parsemée d’incertitudes, d’intrigues, de scandales, de désolation dont chacun doit en être conscient et en mesurer la gravité.

Oui, l’heure est grave. L’heure est grave depuis qu’un flou est entretenu au sujet de la santé du président imposteur et imposé de la République Gabonaise. Nous n’avons toujours pas d’informations claire et précises qui nous permettraient de savoir dans quel état il est véritablement.

Dans quel pays normal a-t-on vu un président de la République resté en dehors de son pays pendant plusieurs mois quel qu’en soit la raison ? fusse-t-elle la convalescence ! Où sont passés les hôpitaux dernier cri qu’il dit avoir construit au Gabon ? Et même n’a-t-il pas assez d’argent pour faire venir les meilleurs médecins du monde à son chevet au Palais présidentiel ou dans les multiples villas dont ils disposent sa famille et lui dans le pays ? Cette situation cache quelque chose que l’on ne dit pas en plus de jeter le discrédit sur l’ensemble de la nation tant les mensonges (vidéos truquées et autres traquenards) sont on ne peut plus ridicules. Mais ça, ce régime y est non seulement habitué mais il semble s’en moquer éperdument tant qu’il est au pouvoir et peut continuer à disposer de l’argent du Gabon à souhait pour tout sauf pour les besoins des citoyens.

Inéluctablement, il y a un vide, une vacance du pouvoir que Marie Madeleine Mborantsuo refuse de déclarer, préférant jouer les régentes à la tête du pays démontrant une fois de plus sa partialité en faveur de ce régime auquel elle a voué son existence. Cependant une analyse de la situation froide et pragmatique laisse apparaître trois scénarii :

  • Premier scénario : Le régime joue les prolongations de façon à gagner du temps afin de trouver un successeur à l’imposteur dans le cas d’une élection présidentielle. Mais aucun nom n’a fait l’unanimité. C’est pour ça qu’il n’y a toujours pas d’annonce officielle de vacance de pouvoir.
  • Deuxième scénario : Le régime annonce officiellement la vacance de pouvoir et donc la constitution est respectée, et dans ce cas le processus de la transition est déclenché : le (la) président(e) du sénat prête serment et devient président de la République Gabonaise par intérim et qui, lui (elle), organise les élections présidentielles, et on repart dans un cycle normal.
  • Troisième scénario : le coup d’État. Celui-ci a commencé puisque 3M a modifié la constitution de son propre chef avec la complicité des 8 autres juges (citer les noms). Ils ont déjà commis le coup d’État constitutionnel. L’histoire du Gabon retiendra cet acte.

L’histoire retient aussi et surtout, que dans une nation, un coup d’État appel un autre coup d’État et cela peut enclencher un cycle sans fin comme cela s’est produit dans les pays comme le Burkina Faso (1980 : Sangoulé Lamizana est visé par Saye Zerbo qui, à son tour, est visé par Jean-Baptiste Ouédraogo en 1982, puis visé par Thomas Sankara en 1983, qui finit par être visé par Blaise Compaoré en 1987).

Le Nigéria (1966 : Nnamdi Azikiwe est visé par Johnson Aguiyi-Ironsi qui, à son tour est visé par Yakubu Gowon la même année, lui-même visé par Murtala Mohammed en 1975, puis visé par Olusegun Obasanjo en 1976, etc.).

L’ancien Zaïre, le Tchad, le Mali, les Comores, etc. pour ne citer que ceux-là, ont connu des périodes sombres de leur histoire car un coup d’État appelle toujours un autre coup d’État et ce n’est pas bon.

Ne prenons pas cette direction qui entraine toujours bain de sang, désolation, tristesse et oui, vengeance, instabilité, bref, insécurité et j’en passe.

C’est donc avec gravité, que je fais appel à ma nation, à mon peuple. Que vous soyez au Gabon ou dans la Diaspora, quelques soient nos différences, je vous appelle au nom de la patrie gabonaise car elle a besoin, plus que jamais, que tous ses enfants (activistes ou pas) œuvrent chacun là où il est, pour que la troisième option ne voit jamais le jour car les signes ne sont pas bons, ils indiquent tous un coup d’État et je ne peux me permettre de voir cela sans réagir. Un coup d’État appelle un coup d’État.

Lorsqu’un enfant est assassiné à Oyem, j’ai des enfants, c’est comme si je perdais le mien.

Lorsqu’une fille est tuée à Tchibanga, j’ai des sœurs, c’est comme si c’était ma sœur qui disparaissait.

Lorsqu’un homme meurt à Franceville, à Libreville ou dans n’importe quelle province du Gabon, j’ai un père, je le pleure comme si c’était le mien.

J’appelle donc toutes les bonnes consciences du peuple gabonais, mon peuple plus particulièrement l’armée, la police, la gendarmerie et tous les corps habillés car l’armée neutralise l’armée.

J’appelle tous les croyants du Gabon et d’ailleurs aimant le Gabon de prier pour notre pays afin de le délivrer car spirituellement le pays est à l’agonie.

J’appelle mon peuple à la vigilance et à ne pas céder aux intimidations et à la provocation. Si vous entendez le moindre coup de feu ou la moindre émeute, je vous supplie de rester chez vous et de ne bouger sous aucun prétexte. Ne sortez pas de chez vous dans ces conditions.

Les signes ne sont pas bons, ils indiquent tous un coup d’État militaire que le ministre de la défense doit certainement voir venir et dont les protagonistes restent les mêmes responsables du massacre de 2016 et instigués par Marie Madeleine Mboratsuo.

Je viens donc sonner l’alerte et appeler mon peuple des 9 provinces à la vigilance. A la Diaspora de rester vigilante. Ne collaborez pas à ce coup d’État, ne vous laissez pas intimider. Que celle ou celui qui a une information fiable en relation avec ce coup d’État doit la partager pour empêcher que cela arrive. En le faisant vous sauverez des vies et toute la nation avec.

J’alerte et je prends à témoin toutes institutions internationales et les pays amis du Gabon de ce qui se trame dans les coulisses du régime. Ils ont déjà commis des massacres, ils n’hésiteront pas à le refaire pour rester au pouvoir. Le pouvoir pour le pouvoir n’a de résultante que le chaos. Ceci est un problème interne au Gabon et c’est donc aux gabonais de le régler.

Je sais qu’il y a des hommes et femmes vaillants dans l’armée et tous les corps habillés, des compatriotes qui aiment la nation plus que leurs intérêts personnels, je le sais parce que j’en connais quelques-uns qui ont prêté serment et juré fidélité et loyauté à notre drapeau, à notre nation, qui ont juré de protéger le pays en cas d’attaque, et bien à ceux-là je leur dis : le pays est attaqué de l’intérieur et c’est le moment d’agir, c’est votre moment ! l’armée annihile l’armée. Réglez ça entre vous. Laissez les populations en dehors de tout ça. Le sang des gabonais a trop coulé sous le règne de bongo ondimba ali. Il est temps que cela cesse.

Ce moment est venu pour vous d’emboiter le pas du Général BOULINGUI Nazaire, de Nionde Ma Kite, du capitaine Ntchoréré, (etc.) qui ont lutté pour défendre notre nation. J’appelle tous les généraux à prendre leurs responsabilités pour porter le pays et le protéger. Le peuple sera toujours derrière vous lorsqu’il se sent protégé. Encore une fois l’armée maitrise l’armée.

Par contre soyez conscients que tous ceux qui vont être complices de ce coup d’État seront éliminés par les mêmes avec qui ils auront perpétré ce coup d’État car c’est ainsi que ce régime procède. Et c’est ainsi pour tous les coups d’État au monde.

Il y a une solution prévue par la constitution gabonaise : la transition !

Comme chaque gabonais le sait, la constitution permet en cas de vacance du pouvoir, le ou la présidente du sénat prête serment et devient président(e) par intérim le temps d’organiser les élections pour élire le nouveau dirigeant dans de bonnes conditions. C’est la voie la plus sage à prendre.

J’entends dire ici et là que le pouvoir doit rester dans le G2. Mais ce n’est pas du tout de cela dont il s’agit.

Le pouvoir peut rester indéfiniment dans le G2 si vous voulez, là n’est pas le souci. Mais cela ne doit pas être un prétexte pour tuer des gabonais.

Si le pouvoir reste dans le G2, comme certains gabonais ont tendance à le répéter. Quelle serait la conséquence d’un tel discours si on y réfléchit un peu plus loin ? Cela voudrait-il dire que le G2 se désolidarise du reste du pays et deviendrait donc un État à part pour garder son pouvoir ? Puisque c’est le pouvoir qu’il veut garder.

Encore une fois, le pouvoir peut rester indéfiniment dans le G2 si vous voulez, là n’est pas le souci. Le problème est de savoir ce que cela génère derrière pour le reste du pays. Il y a des hommes valeureux et honnêtes dans le G2 qui peuvent mieux gérer le pays que les Bongo et malheureusement ce ne sont pas ces hommes et femmes dignes et honnêtes qui sont aux commandes de nos institutions.

En cela, nous devons tous repenser notre pays tous ensemble pour que les hommes et femmes compétents non seulement du G2 gèrent le pays mais aussi les hommes et femmes compétents de chaque province. Rendre les institutions et le système plus justes et plus équilibrés.

Un système qui permettrait d’apporter un équilibre économique et une meilleure répartition des richesses du pays, province par province. On réduirait considérablement le chômage dans tout le pays grâce aux entreprises libres et indépendantes car au moment où notre pays a besoin d’un virage économique fort pour accélérer la croissance de nos entreprises et la globalisation des chaînes de valeur, les réponses des politiques actuelles ne sont pas adaptées aux problèmes structurels que rencontrent nos entreprises au Gabon. Les réponses parfois même inexistantes. Les politiques actuelles ont donc échoué là où nous devions apporter un soutien considérable aux entreprises pour répondre à l’emploi et au chômage afin de viser la compétitivité du pays dans tous les secteurs d’activités.

Moi Laurence Ndong, fille de Nzoghe Bekale Michel et de Nzoghe Elisabeth, gabonaise, lance un appel inclusif à tous les dirigeants d’entreprise au Gabon afin de choisir aujourd’hui le chemin de l’objectivité et de l’ambition pour la construction de notre pays : nous ne pouvons plus continuer avec ce régime politique défavorable à l’entreprenariat et à l’innovation. Ce régime BONGO-PDG qui, depuis son existence, n’a apporté aucune solution économique véritable aux entreprises au Gabon mais n’a fait que les exploiter et causé la ruine de plusieurs d’entre-elles.

Vous ne pouvez plus soutenir un régime qui veut conserver le pouvoir à tout prix, et qui sacrifie les entreprises et les citoyens de la nation. Après le coup d’état constitutionnel, La décision n°219/CC du 14 novembre 2018 par laquelle la Cour constitutionnelle du Gabon a procédé à la réécriture de la Constitution et au transfert de prérogatives du président de la République à son vice-président et au premier ministre et maintenant vu la vacance du pouvoir, et comme je l’ai déjà dit tous les signes mènent vers un coup d’état militaire qui pourrait ainsi semer le chaos et la désolation pour vos entreprises et vos salariés…le chaos pour tout le pays dans son ensemble.

On peut avoir des accointances avec le pouvoir en place, il n’en demeure pas moins que vous êtes des entrepreneurs, des hommes et des femmes responsables qui doivent faire face à l’adversité et à la concurrence économique. Un gouvernement digne et pragmatique ne peut pas solliciter une entreprise pour réaliser un projet et se permettre de ne pas la payer. Les conséquences sont graves. Un tel gouvernement vous fait comprendre qu’il est incompétent, malhonnête et oui, qu’il roule pour lui-même d’abord, mais contre la nation et contre l’entrepreneur.

On peut avoir des accointances avec le régime en place en tant qu’entrepreneur et avoir une morale, une humanité et une ligne à ne pas franchir. Oui, tout cela n’est pas incompatible car je sais qu’on demande souvent aux entreprises de soutenir ce régime pour soi-disant des intérêts de la France mais qui vous a dit un jour que le peuple gabonais n’était pas conscient des intérêts de la France dans notre pays ? Qui vous fait croire que dans ce pays, seul le cercle des Bongo garantit les intérêts de la France ? Le peuple gabonais tout entier garantit les intérêts de la France puisqu’il fournit les ressources naturelles à la France, participe à l’extraction de ces ressources et consomme les produits générés les entreprises françaises. Il n’y a donc pas d’antagonisme entre les intérêts de la France au Gabon et le peuple gabonais ; tout comme il n’y en a pas entre le peuple sénégalais et les intérêts français au Sénégal. Et pourtant le peuple sénégalais choisit librement son dirigeant. C’est tout ce que les gabonais demandent. Au Bénin, il n’y a pas d’antagonisme entre le peuple béninois et les intérêts français, et pourtant les béninois choisissent leur dirigeant. Pourquoi le peuple gabonais n’aurait-il pas le droit de faire la même chose qu’au Sénégal ou au Bénin ? Pourquoi les gabonais seraient plus hostiles aux intérêts français que les sénégalais ou les béninois ? C’est un mythe qui a été construit par le cercle des Bongo pour conserver le pouvoir.

On peut avoir des accointances avec le cercle des Bongo et finir quand-même en prison ou avec un dépôt de bilan. Est-ce cela garantir les intérêts d’un groupe ou d’une nation ? Je ne crois pas. Ce régime, ou plutôt le cercle des Bongo n’a d’yeux que pour lui-même. Il fait autant de mal au peuple gabonais qu’aux entreprises car lorsqu’une entreprise dépose le bilan, ce sont des centaines voire des milliers de familles qui se retrouvent en grande voire très grande difficulté.

A conserver ces gens au pouvoir, nous sommes tous perdants et par conséquent nous devons tous nous engager, nous impliquer contre ceux qui planifient, orchestrent le chaos et la ruine de notre pays pour que la justice triomphe et que les hommes et les femmes braves du pays le construisent enfin : vous êtes une force et notre pays vous appelle à prendre le tournant de la construction véritable et de la bonne gouvernance. Je m’adresse à tous les entrepreneurs du pays et à leurs salariés dans leurs entreprises et particulièrement aux 100 premières entreprises du Gabon, je cite donc :

 

 

 

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