Je suis Gabonaise, née au Cameroun, d’un père Gabonais et d’une mère Camerounaise.

Toute ma jeunesse a été marquée par la poursuite de mes études (Ecole Primaire Saint-Joseph, Collège Notre Dame de Quaben, Université des Sciences et Techniques de Masuku et l’Ecole Normale Supérieure de Libreville) et de mon engagement au service de Dieu. En effet, j’ai pris une part très active au mouvement dénommé « Béthanie » qui a débuté à Libreville au milieu des années 80.

ÉTUDES ET CARRIÈRE

C’est au Gabon que j’ai effectué la plupart de mes années d’études jusqu’en 1996 où j’ai commencé ma carrière d’enseignante au Lycée Public de NZENG-AYONG (Gabon).

En 1999, j’ai été repérée par la Ministre de la Famille et de la Promotion de la Femme de l’époque et nommée Directrice Générale Adjointe de la promotion de la femme, chargée de l’institutionnalisation de l’Approche genre et Développement. Je suis restée à ce poste jusqu’en 2002, année de ma démission pour des raisons familiales. Madame la Ministre était aussi Responsable National de l’Union des Femmes du Parti Démocratique Gabonais (UFPDG), j’ai travaillé avec elle comme assistante au niveau du Parti et comme attachée parlementaire, quand elle a rejoint le Parlement en quittant le Gouvernement.

Après ma démission en 2002, j’ai rejoint mon époux en France. J’ai repris mes études et obtenu en 2008 un Doctorat NR en Sciences de l’Education (Didactique des Sciences Expérimentales).

En 2012, après la publication du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), j’ai été sollicitée pour aider à redynamiser la fédération PDG de France. J’ai été désignée Déléguée Fédérale de l’UFPDG France. Très rapidement, j’ai réalisé que rien de bon ne pouvait sortir de ce parti et que ma présence en son sein me desservait plus que tout autre chose. Ne me reconnaissant pas les pratiques des membres du Parti, j’ai démissionné le 20 mars 2015.  Je relate mon expérience au sein de ce parti, les raisons de mon départ et les leçons que j’en tire dans un livre « Gabon, pourquoi j’accuse… » paru aux éditions L’Harmattan, le 8 mars 2016.

Après ma thèse, j’ai repris un poste d’enseignante de Sciences de la Vie et de la Terre. J’enseigne aussi la didactique dans une faculté d’une université parisienne.

 

ACTIONS MILITANTES

J’ai fondé l’association « Veuvage-Droits-Accompagnement et Perspectives » (VEDAP) (www.vedap.net) pour accompagner les familles pendant le veuvage et veiller, entre autres, à la protection des conjoints survivants et à l’éducation de leurs enfants. J’ai aussi mis en place l’Association Joseph pour la promotion de l’éducation et de la formation (www.association-joseph.com). Je préside ces deux associations.

Mon combat pour l’amélioration des conditions de vie des populations m’a amené à prendre à bras le corps la question de la mal gouvernance de mon pays d’origine et des autres pays africains ; qui elle est étroitement liée à la question de la démocratie et de l’établissement d’un vrai Etat de Droit. Depuis, 2016, je suis un membre très actif de la Campagne Internationale « Tournons La Page » (www.tournonslapage.com).

MA VISION POUR « UN GABON ET UNE AFRIQUE MEILLEURS »

« Mettre les populations et les valeurs au cœur de l’action politique »

« Paradoxalement, les sociétés qui se focalisent sur les valeurs plutôt que sur les profits, finissent par améliorer leurs résultats. » (Charles Garfield).

La pratique de la politique dans notre pays le Gabon et dans bon nombre de pays, laisse la grande partie de la population en marge du partage des richesses du pays, ces dernières étant confisquées par la poignée de personnes au pouvoir. La situation du pays n’a jamais été aussi calamiteuse. Les indicateurs sociaux montrent à suffisance une régression on ne peut plus importante. Pour ne prendre que le cas de l’éducation, le système éducatif gabonais a le taux de redoublement le plus élevé au monde pour ce qui est de l’enseignement primaire. Il en est de même certainement pour ce qui est de la réussite au baccalauréat, 18,5% en 2015, 14,7% en 2016. Quand on connaît le rôle de l’éducation pour le développement d’un pays, on ne peut être que catastrophé.

L’état de délabrement de notre pays mérite, plus que jamais, que sa devise « Union-Travail-Justice » soit mise en avant. En effet, les valeurs d’Union (unité, solidarité, entraide, camaraderie, fraternité), de Travail (effort, tâche, ouvrage, œuvre) et de Justice (droiture, intégrité, probité, sincérité, honnêteté, équité, loyauté) doivent guider et caractériser l’ensemble des comportements, attitudes et pratiques pour construire un état fort, une nation forte qui fera qu’aux yeux du monde et des nations amies, le Gabon immortel reste digne d’envie.

C’est pourquoi, il me paraît primordial de mettre ces valeurs au cœur de l’action politique. Notre pays a besoin d’une classe politique qui ne fait pas que prôner ces valeurs, mais qui les incarne quotidiennement, et c’est ce que j’ai décidé de faire.

« Plus que jamais, pour relever notre pays, politique doit rimer avec éthique. »

Partager :